La préparation mentale

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A travers ces quelques lignes, nous espérons vous rendre curieux et curieuses à l’égard de cette pratique qui intéresse Yannick depuis trois ans maintenant. Notre but n’est pas de vous faire un résumé de la préparation mentale mais plutôt de vous donner envie d’aller explorer vos pensées, vos émotions, vos croyances et tout ce qui fait ce que vous avez été hier, ce que vous êtes aujourd'hui et ce que vous voulez être demain.

     
 

 Que nous soyons sportifs ou non,

l’entraînement mental devrait prendre

autant de place dans notre vie que l’entraînement physique 

 
     

Quelques noms de la psychologie

La compréhension de notre mental a déjà débuté avec Hippocrate (460 av. J.-C.) et Galien (129 av. J.-C.). Parmi les plus grands noms de l’histoire, nous pouvons citer Wilhelm Wundt (1832-1920) qui développa le premier laboratoire de psychologie en Allemagne (1879) ainsi qu’Ivan Pavlov (1849-1936) qui est à la base du conditionnement classique avec ses recherches sur la loi du réflexe conditionnel (Yannick aime bien s’amuser à conditionner un de nos chats). Sigmund Freud (1856-1939) est considéré comme l’une des figures intellectuelles les plus importante du XXe siècle : il est le père de la psychanalyse et a élaboré la théorie de l’inconscient qui a marqué au fer rouge le monde de la psychologie (même si cette théorie peut être aisément discutée). Jean Piaget (1896-1980) est un Neuchâtelois connu pour ses travaux en psychologie du développement et en épistémologie (étude critique des sciences). Il a fait beaucoup d’études en lien avec l’apprentissage de l’enfant. Vient ensuite la psychologie humaniste avec Carl Rogers (1902-1987) et sa vision de l’homme bon par nature. Abraham Maslow (1908-1970) est quant à lui connu pour sa pyramide des besoins et est l’un des fondateurs de cette psychologie humaniste.

 

L’envie de comprendre ce qui se passe dans notre tête et d’améliorer son efficacité ne date donc pas d’hier.

Travailler le mental avec l'approche bio-psycho-sociale

Née, à la fin des années quatre-vingt des conflits internes entre le réductionnisme biologique et l’orthodoxie psychanalytique, l'approche bio-psycho-sociale a pour objectif de nous sensibiliser sur le fait que nos réactions, nos croyances, nos émotions et tout ce qui est lié à notre mental doit être observé de 3 manières différentes :

  1. Biologiquement : l’influence de notre génétique et son expression dans le temps mais également celle de notre alimentation et son lien avec nos hormones et nos neurotransmetteurs ainsi que celle de l’équilibre entre notre activité physique et notre récupération.
  2. Psychologiquement : le fonctionnement de notre cerveau, de nos pensées et de nos émotions.
  3. Sociologiquement : l’impact de notre société sur nos croyances, nos habitudes et nos pensées : vivre au Japon ou en Suisse serait la même chose ? Quel effet sur le cerveau aurait l’abandon d’un parent et l’éducation monoparentale ? etc.

 

Ce que vous mangez vous définit (en partie). Les personnes que vous fréquentez, votre entourage proche, votre travail, votre éducation, le sport que vous faites, les difficultés rencontrées dans votre vie, vos remises en question, votre génétique (et ses potentielles faiblesses), vos lectures, les séries/films que vous regardez, la radio, les panneaux publicitaires sur l’autoroute, si vous habitez en ville ou en montagne, si votre environnement est pollué, si vous fumez, si vous avez des animaux et/ou des enfants, si vous sortez souvent prendre l’air, etc. Tout cela aura un impact positif ou négatif sur votre mental (et on en a surement oublié plus d’un).

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Comprendre notre mental

Le "flow"

D’après Christian Target (sa Bible de la préparation mentale est devenue un ouvrage de référence pour Yannick), un bon mental passe automatiquement par un état de fluidité qu’il appelle « état de flow ». Cet état est souvent associé à la confiance, au bien-être et à la performance optimale. Mihaly Csikzentmihalyi, à travers son livre Vivre : La psychologie du bonheur  traite beaucoup de la question du « flow » également appelé « expérience optimale ».

 

Nous avons toutes et tous déjà vécu une situation où tout fonctionnait comme sur des roulettes alors qu’à la base elle représentait un certain défi qui nécessitait qu’on se dépasse pour la réaliser. Pour Mihaly Csikzentmihalyi:

  • l’expérience optimale se produit lorsqu'une activité est dirigée vers un but et gouvernée par des règles;
  • une activité représente une certaine difficulté qui exige un investissement psychique et qui ne peut être réalisée sans les aptitudes requises.

 

Les sportifs vivent parfois ce moment de flow ou d’expérience optimale. Voici l’exemple que nous donne un alpiniste dans la Bible de la préparation mentale :

C’est comme si l’entrée de ma mémoire était fermée.

Tout ce que je peux me rappeler, ce sont les trente dernières secondes.

Et tout ce que je peux anticiper, ce sont les cinq prochaines minutes.

 

Cet exemple est parlant car, durant l’action, il n’y a pas de questions à se poser : tout doit rester fluide, même la conscience de soi et la conscience de notre ego sont effacées.

     
 

 Ce qui est génial ?

 

Tous ces aspects peuvent être analysés et entraînés

que ce soit pour un objectif sportif ou pour un défi à relever au quotidien.  

 
     

L’expérience optimale n’est pas spécifique au sport. Chacun, à sa façon, aura sûrement pu expérimenter ce « flow », ce moment où le corps et l’esprit ne font plus qu’un afin de se surpasser. Yannick l’a expérimenté plusieurs fois en gastronomie et Morgane pendant ses compétitions de rock n’roll acrobatique. Et vous, quelle a été votre expérience du « flow » ?

Comment entraîner le mental?

 La préparation mentale d’un sportif pour arriver à la performance mentale ne relève en rien de la chance ou du hasard. Dans n’importe quel type de compétition, à physique égal, tout le monde s’accorde sur le fait que celui qui a le meilleur mental l’emporte.

 

La préparation mentale a pour objectif de nous permettre d’assurer un mental adapté à chaque événement de la vie sportive et non sportive. Les forces et les faiblesses d’un individu s’évaluent à travers certains diagnostics. Certains outils utilisés quotidiennement permettent de gérer ou de se délester de l’impact de situations émotionnelles indésirables alors que d’autres mettent en place un ancrage assurant le tout sur le long terme.

     
 

 Yannick :

J’ai vu des psychologues et des sophrologues avant ma dépression. J’ai vu des psychologues pendant et après ma dépression. Ils m’ont énormément aidé mais je n’oublierai jamais la quantité d’outils journaliers que j’ai pu mettre en place grâce à la préparation mentale. Ces outils, relativement proches des neurosciences, m’ont radicalement sauvé la vie car j’avais besoin d’actions et de mises en place concrètes, des éléments qui manquent cruellement dans certaines thérapies que j’ai pu expérimenter.  

 
     

Vu que l’entrainement mental est proche de l’entrainement physique par certains de ces aspects, utilisons une image (que nous avons déjà utilisée sur nos différents réseaux) pour bien définir ce travail :

 

Imaginez que vous vous tenez à genou sur une SwissBall (gros ballon d’entrainement).

 

Quels sont les différents acteurs de cet équilibre ?

  1. Nos muscles nous fournissent la force nécessaire pour l’exercice. Ils nous permettent également de corriger tout déséquilibre imprévu. En préparation mentale, nous appelons cela les piliers de soutien. Ils sont la base de notre équilibre mental.
  2. Sans nos sens (surtout la vue et l’ouïe), nous serions dans l’incapacité de conserver cet équilibre. Essayez de tenir debout sur une jambe pendant quelques secondes, ensuite fermez les yeux. Nous ne sommes pas sûrs que vous teniez longtemps. Il en va de même pour notre mental : sans une vision claire de la situation et une vision à long terme de nos objectifs, on ne peut pas avancer correctement.
  3. Le temps d’apprentissage est également important. Pour tenir en équilibre, il faut avoir échoué et recommencé plusieurs fois… comme lorsque nous étions enfant avec la marche. C’est grâce à ce temps d’apprentissage que nous acquérons une certaine mémoire musculaire. Pour le mental ? c’est pareil : il ne faut pas avoir peur d’expérimenter afin de savoir ce qui nous convient ou non.
  4. Dernier point et pas des moindre : à la base, il faut avoir envie de tenir sur ce ballon. Sans l’envie, la motivation et le plaisir, nous ne recommencerions pas cet exercice assez souvent pour en prendre l’habitude. Nous parlons souvent, dans ce cas, d’engagement. C’est un aspect extrêmement important en préparation mentale qui vous permettra de pratiquer sur le long terme les outils proposés par le coach.

 

Nous pourrions citer d’autres point. Essayons de rester court et concis dans cet article qui mériterait un livre (La Bible de la préparation mentale : « seulement » 763 pages par exemple…). 

En conclusion

Si vous souhaitez travailler ce « flow », découvrir une nouvelle facette de votre mental, sortir de certains schémas répétitifs, trouver des outils journaliers qui permettent de passer à l’action ou simplement acquérir un meilleur mental afin de faire face aux difficultés de la vie, n’hésitez plus ! Prenez votre mental en main.

 

Nous restons à votre entière disposition pour toutes questions éventuelles.