Comment préparer son corps pour l'hiver

Sortie et immersion dans le lac bleu même en hiver!
Sortie et immersion dans le lac bleu même en hiver!

Maintenant que le froid de l’automne commence à bien se faire sentir, il peut être intéressant de nous préparer à l’hiver afin d’éviter de trop grands chocs thermiques qui pourraient faire baisser votre système immunitaire. Notre corps subira une diminution d’exposition à la lumière tout au long de nos journées hivernales. Nous bougeons également beaucoup moins durant ces périodes de l’année et sommes globalement moins en contact avec l’extérieur.

 

Nous allons vulgariser trois habitudes d’hygiène de vie (autres que l’alimentation et le sommeil qui sont deux points qui reviennent très souvent) que vous pouvez mettre en place afin de soutenir votre corps dans ces changements de températures. N’hésitez pas à faire des recherches sur les thèmes qui vous intéresse.


Le froid

Passer par des différences de températures qui peuvent atteindre, par moment, vingt degrés n’est pas toujours facile pour le corps. La thermorégulation de notre corps demande une quantité énorme d’énergie pour bien fonctionner. Pour la soutenir, vous devrez lui apporter suffisamment de macro-aliments (protéines, glucides et lipides) avant même de vous pencher sur ces prochaines lignes plus subtiles. Les autres éléments tels que le sommeil et la gestion de vos changements psycho-émotionnels (stress professionnel et/ou privé, etc.) sont également une priorité absolue pour effectuer cette bonne transition.

Immersion dans un lac de montagne en hiver
Immersion dans un lac de montagne en hiver

Notre protocole

Vous pouvez préparer votre corps aux changements de température grâce à cette petite habitude : prendre des douches ou bains plus froids. Nous devinons aisément la réticence de nos lecteurs/lectrices à la simple idée de prendre une douche bien froide le matin avant d’aller travailler. Mettons tout de même de l’eau dans notre vin (c’est le cas de dire), voici un protocole à tester :

  • 30’’-1’ de douche chaude
  • 30’’-1’ de douche tiède (agréable)
  • 1’ de douche tiède-froide (pas agréable)

 

Vous l’aurez compris, l’important n’est pas de choquer votre corps (même si c’est possible, avec l’habitude, de se doucher uniquement avec l’eau froide) mais d’y aller progressivement. Il faut absolument garder le plaisir de la douche chaude au début du protocole pour faire passer plus aisément la pilule. Dès que vous en ressentez l’envie (ou le courage), baissez la température jusqu'à ce qu’elle soit à la limite de l’agréable. Pour finir, descendez dans la zone « inconfortable » du froid afin que le corps se sente obligé de s’adapter à cette nouvelle situation. Dans cette dernière étape, essayez de prendre du plaisir et laissez-vous envahir par ce froid au lieu de lutter contre. Nous insistons vraiment sur ce dernier point, rien n’est plus fort que le plaisir !

 

Bien d’autres protocoles peuvent être mis en place. Si vous ressentez l’envie de rallonger la partie « froide », n’hésitez pas. Avec cette adaptation aux nouvelles températures, vous pourrez prévenir grandement vos futurs états grippaux. N’oubliez pas que si vous êtes malade, ce n’est pas forcément le meilleur moment de bousculer votre corps. Laissez-le guérir et vous pourrez expérimenter notre protocole plus tard.

 

Un protocole de préparation au froid vous intéresse ? N’hésitez pas à nous contacter =).

La lumière

Internet regorge de revues, d’études scientifiques et d’autres articles qui parlent de l’importance du soleil et de son lien direct sur notre santé. 

     
 

Pourquoi ?

Grâce à la synthèse de la vitamine « D » par le cholestérol. 

 
     

Eh oui ! Ce lipide que l’on évite si souvent (bouh ! Pas bien ! Mais ça… c’est un autre sujet) nous permet de synthétiser de la vitamine D grâce aux rayons du soleil (rayons ultraviolets). Du point de vue hormonal, une diminution de la luminosité durant la journée (et une sur-exposition à la lumière artificielle durant le soir/nuit) perturberait directement notre rythme veille/sommeil (cycle circadien sur 24h). Si vous cherchez à mieux comprendre son fonctionnement, tournez-vous vers l’analyse de la formation réticulée modulatrice et des hormones incriminées (mélatonine et sérotonine par ex.). Sans entrer davantage dans les détails, nous allons tâcher de vous donner quelques conseils.

© Pixabay
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Notre protocole

L’hiver annonce une nette diminution de la lumière, plusieurs points dans votre hygiène de vie peuvent être améliorés afin de prévenir le manque de luminosité.

 

Premièrement, tâchez d’être le plus possible en contact avec l’extérieur. Faites des pauses durant vos journées de travail. Quel que soit votre rythme vous pourrez toujours vous permettre 5 minutes par-ci par-là. Votre rentabilité se verra augmentée et votre corps vous en remerciera. Afin de vous donner un chiffre, il faudrait au minimum 15 minutes de contact avec le soleil (même s’il y a des nuages).
Vous aimez vous entraîner dehors malgré les premiers froids ? Prenez le temps de le faire 2-3 fois par semaine afin de faire d’une pierre deux coups.
Par exemple : Durant votre matinée, prenez 15 minutes de pause en sortant de votre train-train quotidien. Sortez faire un petit tour (même si vous êtes en zone industrielles), faites quelques respirations profondes et focalisez-vous sur la suite de votre journée afin de vous préparer à ce qui va suivre.

 

Deuxièmement, la luminothérapie commence à prendre de l’ampleur. Un article très intéressant est sorti dans la nouvelle revue scientifique francophone en ligne, Nerdymuscle Review dont le premier numéro est téléchargeable gratuitement. Dans un des articles, Vassilis Iliopoulos met en avant les effets de la lumière sur notre corps et propose quelques solutions à mettre en place pour pallier au manque de luminosité.

Pour faire simple, vous avez la possibilité d’avoir, chez vous, des lampes incandescentes (spectre de lumière complet) ou des dispositifs LED à lumière rouge (permettant d’isoler les longueurs d’ondes qui nous intéresse, dans ce cas-ci le rouge). Pour ce qui concerne la durée d’exposition, n’hésitez pas à lire l’article et à vous renseigner davantage. Nous n’en avons pas encore fait l’expérience chez M&Y coaching.

 

 

Troisièmement, essayez de bloquer la lumière bleue artificielle. Aujourd'hui, nous sommes sans cesse devant nos écrans (ordinateur, télévision, smartphone, etc.), nous faisons aussi face à des systèmes LED, beaucoup plus économiques, qui ont remplacé nos lumières incandescentes (éclairage ménager par exemple) mais qui projettent une lumière bleue artificielle potentiellement néfaste (dégénérescence maculaire, rythme circadien perturbé suivant les moments d’utilisation, etc.).

Chez M&Y Coaching, nous utilisons sur tous nos appareils le logiciel « f.lux » qui reste simple à mettre en place. Sur les I-phones, vous pouvez modifier les paramètres « night shift » afin de faire passer votre écran dans des couleurs plus chaudes et moins perturbantes. Il existe également sur le marché des lunettes spécifiques « blue block » qui vous permettent d’améliorer ces dernières conditions mais nous n’avons pas plus de détails sur l’efficacité de ces lunettes (purement commerciales ou réellement efficace ?).

Le sport/le mouvement en plein air

Il faut être dehors TOUS les jours ! Ce point reste pri-mor-dial si vous souhaitez conserver une bonne immunité durant ces longs mois d’hiver… et encore mieux si vous pouvez faire du sport en pleine nature. N’hésitez pas à contacter votre coach de référence pour vous faire un programme de renforcement (en Parcours Vita par exemple) ou allez simplement marcher/courir dans un lieu que vous aimez bien.

 

Peut-être trouverez-vous votre bonheur dans l’un de nos articles sur divers types d’entraînements extérieurs (TRX, poids du corps, etc.).

Un entraînement de boxe à l'extérieur, été comme hiver!
Un entraînement de boxe à l'extérieur, été comme hiver!

Et... que faire en cas de « coup de froid » ?

Dans ce cas-là, ce n’est plus le moment de renforcer son immunité avec les exercices expliqué plus haut. Au contraire, c’est le moment de la soutenir.

 

Premièrement, aidez-la en restant au chaud. Les saunas et hammams sont notamment très intéressants : le sauna vous permettra de transpirer un maximum alors que le hammam vous permettra un bon lavage des cavités nasales et une meilleure évacuation des déchets. Vous allez moins transpirer dans un hammam car l’air est déjà saturé d’eau, c’est pourquoi nous différencions, thérapeutiquement parlant, ces deux outils.

 

Deuxièmement, l’heure n’est plus à l’effort mais à l’économie (et au réconfort). N’exagérez pas dans vos activités physiques. Tournez-vous plutôt vers de la gym douce (yoga, travail d’étirement ou de mobilité). Vous aurez tout le loisir de les reprendre très rapidement après votre épisode grippal.

 

Troisièmement, prenez le temps de (re)parcourir nos 5 conseils pour affronter l'hiver:

Pixabay
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