Lise et Marion de Mali'Co

Marion et Lise
Marion et Lise

L'année 2019 est celle de la naissance du Centre M&Y Coaching, un lieu où nous souhaitons encadrer nos patients au mieux en leur mettant à disposition un réseau de thérapeutes. Aujourd'hui, nous vous proposons de rencontrer Lise et Marion, diplômées d’un Master en « Activités Physiques Adaptées » et fondatrices de Mali’Co.


Morgane : Salut Lise, salut Marion, nous nous sommes rencontrés à la suite de l’annonce que nous avions postée pour notre centre de thérapies : nous étions à la recherche de thérapeutes indépendants et vous avez répondu présentes. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

 

Marion : Nous avons débuté Mali’Co en février 2019, quelques mois après avoir obtenu notre master en « Activités Physiques Adaptées » (APA) à l’université de Lausanne.

 

Lise : L’APA est proposé depuis 10 ans à l’UNIL, c’est la seule université à proposer ce Master en Suisse romande. Il s’agit d’un secteur peu connu et peu développé en Valais. Nous sommes souvent comparées à des physiothérapeutes mais nos activités diffèrent puisque nous allons le plus souvent agir après les séances de physiothérapie ou alors en prévention. De plus, nous ne faisons aucune manipulation. Comme l’offre d’emploi n’est pas très vaste, nous avons rapidement décidé de nous lancer en tant qu’indépendantes.

 

 

Quelle définition donneriez-vous de l’APA ?

 

L : Le but des APA est de rendre accessible la pratique sportive à tous les types de population.

 

M : Il y a aussi toute la dimension sociale. On ne vient pas seulement faire du sport, on échange, on discute, on encadre. C’est une pratique et une prise en charge de sa santé.

 

 

Quel est votre parcours ?

 

M : Nous nous sommes rencontrées au Collège de la Planta puis nous avons fait un Bachelor en Sport à Fribourg pour Lise et à Lausanne pour moi. On s’est retrouvée en Master à Lausanne. On a fini notre master en août dernier et on a toujours eu comme projet de développer une activité ensemble en Valais où il n’y a pas grand-chose dans le domaine du sport adapté, du sport santé.

 

 

Quels services apportez-vous ?

 

L : En comparaison avec un coach sportif, nous accentuons peut-être plus l’aspect santé et médical de la pratique sportive. Lors du Master, nous recevons des formations sur de nombreuses pathologies. On mise aussi beaucoup sur la prévention et sur le changement des habitudes quotidiennes de nos patients. Nous travaillons avec peu de matériel, en accentuant le travail avec le poids du corps pour prouver aux personnes qui nous consultent qu’elles peuvent bouger au quotidien à moindre frais. On souhaite vraiment rendre la pratique sportive possible à tout le monde en l’adaptant aux capacités et aux conditions de vie de chacun.

 

: L’avantage de la formation universitaire est l’apprentissage et la pratique d’énormément de sports (allant du hockey au yoga, en passant par l’escalade, le kayak, la natation, etc.), ce qui nous permet d’avoir un large panel d’exercices. Cela nous permet également d’assister les participants dans leurs propres sports, ce qui est peut-être plus motivant qu’un coaching standard ciblé sur de la musculation ou du fitness.

 

 

Pourquoi avoir choisi cette voie d’étude qui est, pour l’instant, peu reconnue ? 

 

L : J’ai fait un Bachelor en « Santé, Recherche et Performance », le côté santé m'intéressant plus. L’approche individuelle est pour moi idéale, car elle permet de se donner à fond pour faire progresser la personne contrairement à celle collective où il est plus difficile de réussir à motiver tout le monde. On m’a mise en garde contre le manque de débouchés mais j’ai privilégié étudier quelque chose qui me plaisait plutôt que de réfléchir en termes de carrière. Je me dis que si je le veux, alors je trouverai ou me créerai du travail.

 

M :J’ai l’impression qu’on a plus à apporter avec l’APA. Nous sommes là pour les gens qui ont vraiment envie et besoin de bouger et c’est très gratifiant. On se sent vraiment utile, on assiste à beaucoup de progrès et d’investissement de la part de nos patients.

 

 

A qui conseillerez-vous vos services ? Quelles sont les catégories de clients les plus fréquentes ?

 

M : Pour l’instant, nous nous sommes limitées à certaines populations : les personnes âgées, celles avec des douleurs orthopédiques, les femmes après accouchement et la perte de poids (de la personne obèse à celle qui aimerait perdre 2 ou 3 kilos). C’est difficile d’atteindre certaines catégories de personnes, car s’il est devenu évident que le sport est nécessaire pour une personne qui souhaite perdre du poids, ça l’est moins pour d’autres catégories où l’on préfère au contraire moins bouger pour se préserver… alors que le mouvement adapté serait plus bénéfique

 

L : Nous avons également des personnes qui viennent chez nous simplement pour maintenir une activité régulière et adaptée, sans forcément faire partie des populations citées.

 

 

Est-ce qu’il y a des contre-indications ? 

 

M : Durant notre formation, nous avons étudié beaucoup de maladies chroniques, d'handicaps mentaux ou physiques et de pathologies courantes. Nous avons eu des cours sur l’activité physique pour des personnes aveugles, sur chaise, en obésité, etc. Le but d’un-e APA est de justement lever toutes les contre-indications. C’est au coach d’adapter son service à son participant.

 

L : On cherche également la collaboration avec les autres membres du corps médical afin de personnaliser au mieux le coaching à la personne. Nous contactons le médecin traitant, le gynécologue, le physiothérapeute, etc.

 

 

Eh bien, Lise, Marion, merci pour cet échange ! Un dernier mot à ajouter ? Vos réseaux sociaux ?

 

M : On peut nous trouver sur Facebook pour se familiariser avec notre activité mais surtout n’hésitez pas à nous écrire pour obtenir toutes les informations sur nos coachings (contactez Lise ou Marion).

 

L : Et… bougez ! Vous verrez, ce n’est que du bonheur!

Cliquez sur l'image pour découvrir leurs activités en vidéo.
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