Réflexions, avis et témoignages autour du jeûne

Notre dossier sur les pratiques du jeûne
Notre dossier sur les pratiques du jeûne

Le jeûne est une pratique très populaire dans les milieux de la naturopathie et du sport: hydrique ou sec, hebdomadaire ou intermittent, en cure ou en thérapie, les types de jeûne sont aussi variés que leurs adeptes.

Ni Yannick, ni Morgane n'en sont pourtant fans. Plutôt que d'exposer simplement leurs arguments ou de comparer des études scientifiques, nous avons décidé de mêler nos ressentis, les recherches et les témoignages de ceux qui le pratiquent régulièrement.

Plus qu'un article, il s'agit ici d'un dossier qui sera actualisé au fil de nos recherches. En cliquant sur les titres ci-dessous, vous tomberez directement sur la partie dédiée :

  1. Pierre et Milena: naturopathes et adeptes du jeûne
  2. Arnaud et Morgane: un pratiquant de longue date et une tentative non concluante

N’hésitez pas à nous contacter pour avoir plus de détails.

 

Prêts à lire ? Alors, à vos yeux !


La vision de Pierre et Milena, deux adeptes naturopathes

Yannick: Comment pratiquez-vous le jeûne ?

 

Pierre : J’ai commencé à pratiquer le jeûne il y a trois ans : il s’agissait d’un jeûne hydrique (c’est-à-dire que je continuais de m’hydrater (eau, café et tisane)) de 24 heures par semaine. Je l’ai fait par pure curiosité.

Ensuite je me suis mis au jeûne intermittent, encore une fois par envie de tester la pratique mais aussi pour pouvoir prendre du poids mais je n’ai pas constaté de résultats. A présent, je suis retourné sur un jeûne hebdomadaire de 24 heures mais je ne bois que de l’eau. J’ai testé le jeûne sec (sans eau) qui est plus efficace mais je préfère celui hydrique.

 

Milena : J’ai commencé le jeûne pour mettre en pratique ce que nous voyions en cours. J’ai d’abord testé le jeûne intermittent à la fin de l’année 2018, car il s’agit d’une pratique qui peut facilement être intégrée dans son quotidien. Pendant une semaine, j’ai cessé de manger le soir (dernier repas à 16h00, premier repas à 8h00). C’était facile à mettre en place mais je n’ai pas ressenti beaucoup d’effet mis à part une sensation de tranquillité due au repos digestif. J’ai abandonné pour des raisons sociales (je vis avec mon copain qui mange le soir et ce n’est pas drôle de le regarder manger tout seul).

Depuis janvier, j’ai arrêté de manger le matin, ce qui était plus simple pour ma vie de couple puisqu'on ne déjeune jamais ensemble. J’ai enchaîné ce rythme plusieurs mois avec facilité. Le seul truc un peu pénible est dû aux gens qui t’entourent : tu arrives le matin au travail, tout le monde finit de déjeuner ; il y a la pause de 10h00, et cela tous les jours de la semaine.

Je suis donc passé au jeûne hebdomadaire de 24h00 en me disant que la privation ne serait pas quotidienne mais concentrée sur une seule journée. C’est moins contraignant. J’ai choisi de le faire le jeudi, car je n’ai pas de cours l’après-midi. Je me suis dit qu’ainsi je pourrais me reposer si j’étais fatiguée. Les effets ont été très positifs et je peux même aller au sport durant cette journée. Plus je pratique le jeûne, moins je ressens la faim.

 

 

Comment avez-vous découvert cette pratique ?

 

: Beaucoup de personnes parlent de ses bienfaits, notamment à l’EPSN. Il me semble que c’est le seul sujet sur lesquels tous les profs s’entendent. C’était donc tentant de l’essayer. L’influence de Pierre est également notable.

 

: Je ne m’en rappelle même plus…

 

 

Pourquoi le pratiquez-vous ? dans quel objectif ?

 

: Il y a d’abord une recherche de santé (moins de fatigue, plus de confort digestif, meilleur éveil et confort de vie). On m’a également fait remarquer que j’avais perdu du poids. Moi-même je ne l’avais pas remarqué mais la balance a parlé d’elle-même : j’ai perdu 8 kilos. C’est cool mais ce n’était pas le but recherché.

 

: Il y a aussi cette recherche de santé qui marche bien ainsi qu’une prise de poids qui était recherchée.

 

Yannick : De mon côté, j’ai testé le jeûne hebdomadaire de 24heures pendant un mois et je l’ai très mal vécu. J’ai besoin de manger tout le temps et je pense que c’est ce rapport à la nourriture qui a fait que j’ai mal vécu l’expérience. Je reste intéressé à retenter le coup et surtout à parler avec des gens qui le pratiquent. Je ne mangeais pas du soir de la veille au soir du lendemain, ce qui me permettait d’avoir au moins un repas par jour (idem pour Milena). J’avais cependant d’énormes céphalées et je me suis vraiment imposé cette pratique (contrairement à Milena qui s’autorise à manger quelque chose si elle se sent trop faible un jeudi après-midi). Je pense que d’avoir pratiqué le jeûne sous la contrainte n’a pas aidé.

 

: le fait de ne pas manger durant une journée m’a permis d’optimiser mon temps, d’autant plus que je le fais pendant un jour où j’ai congé l’après-midi : je n’ai pas besoin de cuisiner ni de manger et je dois vraiment m’occuper l’esprit pour ne pas ressentir la faim. Je suis donc plus efficace. En revanche, j’ai peur de finir par me lasser de cette pratique. Au début, je me réjouissais d’arriver au jeudi parce que c’était une pratique nouvelle, maintenant c’est devenu une habitude et j’ai peur qu’un jour ça devienne une contrainte (Y : tu ne te lasses pas de toutes tes habitudes : tu n’as pas arrêté de te brosser les dents parce que c’est devenu une habitude 😉).

 

P : Milena relève un point intéressant : à force de pratiquer le jeûne, les effets ne te semblent plus aussi puissants alors que quand tu fais une pause et que tu reprends, tu retrouves cette sensation. C’est normal et dû à l’adaptation du corps mais ça joue quand même sur le mental.

 

 

Est-ce que vous avez fait évoluer votre pratique du jeûne ?

 

P : J’ai tout de suite commencé avec les jeûnes de 24 heures (du soir au soir) mais au début je buvais quand même beaucoup de café. A ce moment-là, je ne savais pas que ce n’était pas une bonne idée. Je suis ensuite passé au jeûne intermittent où je ne mangeais pas le matin. Puis je suis repassé au jeûne hebdomadaire mais en allongeant la durée puisque je ne mange pas du soir au déjeuner du surlendemain. J’ai ressenti une grosse différence et voulu tester les limites.

 

M : J’aimerais faire comme Pierre en supprimant un repas supplémentaire mais à chaque fois que j’ai voulu le faire, j’avais un repas de prévu avec des amis ou de la famille. L’occasion ne s’est donc pas encore présentée mais je vais le faire.

 

 

Est-ce que vous faites attention à votre alimentation les jours qui encadrent le jeûne ?

 

: Je ne pense pas que ce soit nécessaire pour un si court laps de temps. Évidemment, ce n’est pas recommandé d’attaquer avec une grosse raclette tout de suite après un jeûne.

 

: Je ne fais pas particulièrement attention à la reprise mais j’aimerais bien mieux la gérer. Encore une fois, ma vie sociale me rattrape et je me vois mal refuser la pizza préparée par mon chéri le lendemain de mon jeûne. La toute première fois que j’ai jeûné, j’ai ensuite mangé très vite parce que je devais me dépêcher pour me rendre à un rendez-vous. J’ai eu de grosses crampes et maux de ventre alors que mon repas n’était pas spécialement lourd. Il faut faire attention au contenu de son assiette mais aussi à la rapidité d’ingestion : lorsque ton système digestif n’a rien reçu de solide pendant 24 heures, il doit se remettre au travail gentiment.

 

 

En tant que thérapeutes, si vous deviez conseiller le jeûne à quelqu'un, quel protocole lui proposeriez-vous ?

 

: Le patient doit avant tout tester et adapter la pratique à ses besoins. Je lui conseillerai d’y aller progressivement, en sautant peut-être un seul repas pour commencer. Comme il s’agit d’un jeûne court, je ne lui proposerai pas de changer son alimentation de base. Si le patient n’a pas peur de tester le jeûne, je lui dirai de simplement se lancer. Au pire, il peut arrêter et se nourrir, ce n’est pas interdit. 😉

 

: Une entrée progressive dans le jeûne est l’attitude la plus adaptée comme le dit Milena. Il faut vraiment s’écouter, se faire confiance et ne pas hésiter à arrêter si on ne se sent pas bien.

 

 

Comment se passe une journée type de jeûne ?

 

: Je jeûne le jeudi, jour où je ne travaille que le matin. L’après-midi est réservé aux trucs administratifs et au ménage. Au début, je misais sur le fait de rester active afin de ne pas penser à la nourriture. J’essayais aussi de faire du sport pour m’occuper. Maintenant que je suis à l’aise avec la pratique du jeûne, je ne cherche plus à combler la moindre de mes heures : je fais les choses que je dois faire sans stress. C’est devenu une journée normale, à l’exception que je ne mange pas.

 

P : C’est à peu près pareil. Je ne fais pas vraiment de différences entre les journées où je mange et celle où je ne mange pas. Je reste volontiers à table avec ma famille pour les repas même si je jeûne. Au début, c’est dur mais à force on s’y fait et maintenant ça passe super bien.

 

M : Le corps semble s’habituer à la pratique et savoir qu’il aura de nouveau à manger le lendemain. Plus on le pratique de façon régulière, plus c’est facile.

 

P : je fais beaucoup plus de sport quand je jeûne. J’ai l’impression que mon corps stresse (de façon positive) pendant cette journée, ce qui me fournit plus d’énergie. Du coup, j’essaie de bouger un max pour me dépenser.

 

 

Une information à ajouter ?

 

P : Selon moi, il y a un lien à creuser entre le jeûne et la neurogenèse (qui consiste en la différenciation de cellules souches en neurones, conduisant à l’apparition de nouveaux neurone).

 

M : On peut aussi relever le fait qu’on utilise le glucose à disposition pendant le jeûne. Jeûner me donne l’impression de repartir chaque semaine sur de nouvelles bases. J'ai également la sensation d'être moins attirée par la malbouffe


La pratique d'Arnaud et le test de Morgane

Yannick: Salut Arnaud. Nos lecteurs ont déjà eu l'occasion de te rencontrer que ce soit par le biais de recettes de cuisine ou de pratiques sportives. Aujourd'hui, tu nous racontes tes expériences en matière de jeûne. Pour commencer, comment le pratiques-tu ?

 

Arnaud : Je ne mange pas du dimanche soir 18h00 au mardi matin 5h00. J’ai d’abord commencé par ne plus manger du dimanche soir au lundi soir et j’ai décidé de prolonger lorsque j’ai remarqué que je supportais bien le fait de ne pas manger. Pour mettre les choses dans leur contexte, je mange habituellement 6 fois par jour : à 5h00, à 9h00, à 12h00, à 15h00-16h00, après mon entrainement et avant d’aller dormir.

 

 

Comment et pourquoi as-tu décidé de jeûner 36 heures par semaine ?

 

: Quand j’ai décidé de le faire, le dimanche était mon jour de relâche : je ne m’entraînais pas et je mangeais n’importe quoi dans des quantités astronomiques. Du coup, je subissais des maux de ventre tous les lundis, ce qui fait qu’un jour j’ai décidé de ne pas manger afin de laisser mon corps se reposer. Le lendemain, je me suis senti comme neuf.

 

Ensuite, j’ai peu à peu diminué mes excès du dimanche, ce qui fait que je n’avais plus de douleurs le lundi. Ne pas manger pendant un jour et laisser mon système digestif au repos me donne vraiment l’impression d’être fin prêt pour rattaquer le mardi. Après une grosse bouffe, tu te sens plein, tu as l’impression que tout ton corps ne peut pas assimiler tout ce que tu lui as apporté. Couper l’alimentation le dimanche soir me permet d’être bien le lundi même si j’ai beaucoup mangé la veille et d’être vraiment en pleine forme le mardi. En revanche, je maintiens mes 4-5 cafés et je fume mes cigarettes comme tous les autres jours.

J’ai commencé le jeûne de 24 heures il y a quatre ans et j’ai rallongé la période de jeûne jusqu'au mardi matin depuis novembre 2018. Je ne sais plus vraiment comment j’ai connu la pratique, il me semble que ça vient d’un ami qui jeûnait sur plusieurs jours. Au début, ça me paraissait inconcevable et finalement, ne pas manger durant 36 heures m’est bénéfique.

 

 

Tu es un adepte de la musculation. Selon toi, est-ce que le jeûne est un frein ou au contraire un plus à ta masse musculaire ?

 

: Ça n’a strictement rien changé. Le jeûne a plus, selon moi, un but physiologique et psychique que physique. Ce n’est que 36 heures dans une semaine, ça n’a pas d’impact sur ma forme physique. En revanche, je ressens vraiment une sensation de propreté au niveau psychique.

  

 

C'est vrai que l'on peut considérer le jeûne comme un moyen d'exercer un contrôle sur son corps, ce qui peut t'aider à recommencer ta semaine sur une base saine...

 

A : C’est vrai que ça permet de repartir sur des bases saines. En fin de compte, le jeûne est la finalité de mon weekend.

 

 

Est-ce que tu fais attention à ton alimentation les jours qui encadrent le jeûne ?

 

: Pas du tout. Le dimanche, j’essaie de privilégier des aliments de qualité mais je suis plus cool sur la quantité et les horaires de mes repas que durant la semaine. Après, c’est vrai que j’ai une hygiène alimentaire déjà bien cadrée. Ce n’est pas comme si je me goinfrais de malbouffe toute la semaine et que je décidais de jeûner pour évacuer tout ça. Je mange beaucoup mais je mange bien. C’est peut-être pour ça que je n’ai pas besoin d’encadrer le jeûne. Cela étant, je ne comprends pas vraiment l’intérêt de jeûner si c’est pour recommencer à mal manger le lendemain…Il vaut mieux d’abord gérer une alimentation correcte, puis s’intéresser au jeûne qui pourrait amener un plus.

 

 

A qui recommanderais-tu la pratique du jeûne ?

 

: Je la conseillerais à toutes les personnes qui se sentent saturées alors qu’elles mangent bien. Ça permettrait au système digestif de se reposer.

 

 

Selon toi, il vaudrait mieux le faire un jour "off" ou un jour de travail ?

 

: Personnellement, je le fais le lundi qui est un jour où je travaille (je suis chauffeur poids lourd) sans arrêt et où je m’entraîne en musculation. Le soir, j’arrive chez moi, je me mets devant la télé et je file dormir. C’est une journée normale et je ne ressens aucune limite de dépense énergétique. Je pense que c’est plus facile de le faire un jour de travail qu’un jour de repos où l’on est peut-être plus tenté par la nourriture et où on a le temps de penser que l’on ne va pas manger.

  

 

As-tu déjà eu des symptômes de type vertiges ou maux de tête pendant que tu jeûnais?

 

A : Non jamais. Je peux avoir des coups de fatigue pendant mon entrainement mais c’est plus dû à l’entrainement qu’au jeûne selon moi. Je m’entraîne minimum 4 fois par semaine, principalement en musculation. Le lundi, je choisis mon groupe musculaire préféré qui demande beaucoup d’énergie et ce n’est pas parce que je jeûne que je m’entraîne moins bien. 

 

Morgane (durant cette interview, nous étions tous les trois autour d'une table chez Zen) : de mon côté, j’ai testé plusieurs fois le jeûne mais j’ai toujours eu de gros maux de tête. Contrairement à Arnaud, j’avais choisi le vendredi qui était un jour « off » en me disant que je pourrais laisser mon corps se reposer. Je l’ai très mal vécu et j’ai vraiment subi le jeûne, plus à cause des effets psychologiques que de véritables conséquences physiques.

 

A présent, je suis parfois retentée de tester le jeûne mais je me cache derrière de nombreuses fausses excuses sociales : tel jour, je mange avec X, le lendemain avec Y, le vendredi c’est le marché, le weekend il y a les invitations au restaurant, etc. Le jeûne intermittent m’intéresse beaucoup mais j’aurais trop de mal à choisir quel repas éliminer de ma journée…

De plus, je n’ai pas de véritables raisons de jeûner si ce n’est l’envie de mettre mon corps au repos et l’idée séduisante de pas avoir à trouver quoi cuisiner pendant une journée. Il y a aussi cette envie de faire un « restart », de repartir sur de bonnes bases parce que je suis dans une période où je mange pas mal de cochonneries. Comme je fonctionne par cycle, ça pourrait être une bonne chose.

 

N.B. A la suite de cette discussion, Morgane a essayé de jeûner le lendemain même. Ça fait encore rire ses collègues de travail et elle a tenu moins de 24 heures en étant d’une humeur exécrable…

 

 

Ma dernière question s'adresse à vous deux et part du principe de l'Hormèse que l'on peut résumer par "ce qui ne te tue pas, te rend plus fort". Selon vous, est-ce que le fait d'imposer régulièrement le jeûne à son corps lui permettrait de se renforcer et de mieux se défendre face à l'environnement extérieur (par exemple face aux maladies saisonnières) ?

 

A : Pour moi, le corps est une machine : il travaille tant qu’on lui apporte de l’énergie mais l’énergie, ce n’est pas forcément de l’alimentation. Preuve en est : on peut jeûner, être en forme et se dépenser. En jeûnant, le corps doit aller chercher de l’énergie ailleurs que dans l’alimentation.

J’y vois un parallèle avec le fait de travailler en extérieur durant l’hiver. Personnellement, je peux avoir des baisses de forme mais elles ne m’empêchent pas d’aller travailler alors que certaines personnes qui travaillent dans des milieux professionnels plus « neutres » tombent plus facilement malades. Je pense sincèrement que c’est dû au fait que j’ai habitué mon corps à un contexte inconfortable. Le jeûne pourrait aussi être une contrainte que l’on décide d’imposer à son corps pour le renforcer.

 

M : Personnellement, je doute que 24 heures suffisent pour changer un comportement. Je ne dis pas que le jeûne n’est pas bénéfique – il permet au système digestif de se reposer, ce qui est déjà un grand plus – mais je ne pense pas qu’il puisse chambouler le corps au point de le changer. C’est valable aussi bien pour le jeûne de 24 ou 36 heures que pour le jeûne intermittent. Je pense que la loi de l’Hormèse s’applique mieux aux jeûnes plus longs, tels que ceux d’une semaine par exemple.

 

A : Je pense quand même que le fait de faire une chose toutes les semaines, même si ce n’est « que » 24 heures peut transformer ton corps. C’est en tout cas le cas en musculation où le fait d’entraîner un groupe musculaire une fois par semaine amène de belles évolutions. A force de répétitions, on obtient des résultats.