Prendre soin de son sommeil #1

Comment favoriser l'endormissement par les plantes?
Comment favoriser l'endormissement par les plantes?

Qui n’a jamais eu de soucis de sommeil : peine à s’endormir, sommeil fractionné, fatigue alors que l’on vient de se lever ? Nous sommes une grande majorité à manquer d’heures de sommeil et pourtant nous peinons à mettre en place des habitudes telles que se coucher plus tôt et éviter les écrans le soir avant de s’endormir.

 

Notre série d’articles consacrés au sommeil vous donne quelques astuces et béquilles pour vous aider à dormir. Nous abordons aujourd'hui l’aromathérapie et la phytothérapie.


#1 Les huiles essentielles, les hydrolats et les tisanes

La puissance de la voie olfactive

La médecine occidentale traditionnelle nous laisse à penser que pour guérir une maladie ou soulager un mal, il faut passer par l’ingestion d’un produit : tu as mal à la tête ? Prends un comprimé. Tu as des douleurs menstruelles ? Prends un comprimé… A la rigueur, elle conseille d’appliquer une pommade sur la zone lésée mais c’est souvent en premier recours et/ou en complément d’un truc à avaler. Le poids de cette médecine nous peine à favoriser les diffusions d’huiles essentielles lorsque l’on traite nos maux : la voie olfactive semble se limiter à la propagation d’odeurs plaisantes ou d’ambiance mais ne semble pas indiquée au niveau thérapeutique… et pourtant…

Le fonctionnement de l'odorat (dans les très très grandes lignes)

L’odorat, tout comme le goût, est un sens olfactif chimique, c’est-à-dire qu’il nécessite une interaction de molécules avec les récepteurs de l’odorat qui se trouvent dans le nez. Cette interaction va créer une impulsion électrique le long du nerf olfactif jusque dans le cerveau. L’impulsion arrive d’abord dans le système limbique et l’hypothalamus qui sont rattachés aux émotions.

Puis elle passe par différents relais pour terminer dans le lobe temporal du cortex cérébral qui va nous permettre de prendre conscience et de reconnaître une odeur. Cette action en deux phases, bien que très succincte, explique pourquoi certaines odeurs nous plaisent ou nous répugnent avant même que nous les reconnaissions. 

L’olfaction étant en lien avec les émotions et le psychique, sentir une huile essentielle suffirait pour stimuler la créativité et la concentration mais aussi tout le système neurovégétatif (activité cardiaque, respiration, digestion, etc.) et celui hormonal.

Quelques gouttes sur l'oreiller

Choisir la voie olfactive en aromathérapie ne nécessite pas l’achat d’un diffuseur d’huiles essentielles. Surtout que ceux en vente fonctionnent régulièrement selon un processus de chauffe qui altère les effets thérapeutiques des huiles essentielles. Si vous voulez acquérir un diffuseur, choisissez-en un qui fonctionne par diffusion à froid : les nébulisateurs sont les plus indiqués alors que les brumisateurs sont les moins conseillés (vous trouverez ici un comparatif très bien rédigé).

La grande majorité des huiles essentielles sont incolores : pas besoin de faire tourner votre diffuseur dans votre chambre, 3-5 gouttes sur votre oreiller suffiront largement pour trouver le sommeil.

     
  L’essentiel est de trouver une huile qui vous plaise.  
     

Une huile aura beau avoir toutes les vertus de l’univers, si vous grimacez à chaque fois que vous ouvrez votre bouteille, elle n’agira guère sur vous. Vous avez déjà sans doute tous vécu cela : vous entrez dans une pièce où vous reconnaissez une odeur plaisante et vous ressentez presque immédiatement un relâchement musculaire accompagné d’une sensation de bien-être alors que si l’odeur ne vous plaît pas, vous allez grimacer et vous crisper. Or, il est difficile de s’endormir lorsque l’on est crispé…

Après avoir versé quelques gouttes sur l’oreiller et vous être installé dans votre lit, pensez à respirer en suivant les principes de la cohérence cardiaque. L’association de ces deux outils est vraiment très bénéfique

 

Une huile essentielle dont l’odeur vous plaît vous déstressera et favorisera ainsi votre endormissement. Certaines sont cependant encore plus indiquées lorsque l’on peine à s’endormir. Parmi la panoplie en voici trois exemples adaptés à trois types de problème :

  • L'Ylang ylang (Cananga odorata) calme le bavardage mental ;
  • Le Petitgrain Mandarine (Citrus reticulata (feuilles)) apaise les peurs et les soucis ;
  • Le Ravintsara (Cinnamomum camphora) libère les voies respiratoires en cas de maladie.

 

Un mélange de plusieurs huiles peut être efficace. Si vous souhaitez l’optimiser, n’hésitez pas à nous contacter pour un rendez-vous personnalisé.

Tisanes et hydrolats avant le coucher

Pour ceux qui ressentent tout de même le besoin de passer par la voie orale, favorisez plutôt les tisanes ou les hydrolats, plus subtils et moins agressifs que les huiles essentielles. Pensez à les boire tiède et calmement au moins 30 minutes avant le coucher.

 

Parmi les hydrolats, vous pouvez opter pour ceux de Camomille romaine (Chamamelum nobilis), de Fleurs d’oranger (Citrus aurantium (fleurs)), de Lavande (Lavandula vera) et de Marjolaine (Origanum majorana). Versez simplement une cuillère à café d’hydrolat dans une tasse d’eau tiède. Ici aussi, nous sommes à mêmes de vous conseiller.

 

Parmi les tisanes, il existe en herboristerie des mélanges prêts à l’emploi mais vous pouvez aussi les créer vous-même. Certaines plantes présentent des vertus non négligeables. Celles qui suivent ont l’avantage d’agir à la fois sur les systèmes nerveux et digestifs :

  • La Camomille matricaire est calmante, sédative, anti-spasmodique et anti-inflammatoire ;
  • La Verveine officinale est apaisante, sédative et digestive ;
  • Le Tilleul apaise la nervosité, est sédatif et antispasmodique. 

Mise en garde pour les bébés

     
 

Nous ne le répéterons jamais assez : l’aromathérapie ne doit pas être utilisée au petit bonheur la chance.

Naturel ne veut pas dire « sans danger »

Les amanites tue-mouches (les fameux champignons rouges à points blancs) sont des produits de la nature mais il ne vous viendrait pas à l’esprit d’en consommer, non ?

 
     

 Cette mise en garde est d’autant plus vraie lorsqu'on traite des bébés, des enfants de moins de 3 ans et des femmes enceintes. Comme notre blog s’adresse à tout le monde, nous préférons miser sur la prudence : ne diffusez pas d’huiles essentielles dans les chambres d’enfant, préférez les hydrolats. Pour les bébés, les hydrolats de Fleurs d’oranger (Citrus aurantium (fleurs)) et de Rose bulgare (Rosa damascena) sont particulièrement indiqués en cas de problème du sommeil. Vous pouvez le vaporiser autour du lit, le mélanger au biberon (quelques gouttes suffisent) ou masser l’ensemble du corps.


Précautions d'usage

  • Les huiles essentielles doivent être utilisées avec précaution et être conseillé par un aromathérapeute est vivement recommandé.
  • Dans tous les cas (c’est-à-dire même sans contre-indication), elles sont déconseillées (à quelques exceptions près) aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 3 ans.
  • Afin d’éviter les irritations (pour les huiles essentielles concernées), appliquez-les sur la peau mélangées à une huile végétale et avalez-les avec du miel.

 Prenez soin de vous!

Notre série sur le sommeil