Nos trucs pour affronter l'hiver #4

Les inhalations aux huiles essentielles sont très efficaces pour lutter contre les maladies ORL
Les inhalations aux huiles essentielles sont très efficaces pour lutter contre les maladies ORL

D'accord, nous ne sommes qu’au début de l’automne mais Yannick ayant chopé une grosse crève, nous avons déjà ressorti l’artillerie lourde. Dans la série « Comment affronter les maux d’hiver », nous vous avons présenté une recette de grog, des conseils en aromathérapie et des aliments booster. Aujourd'hui, on vous parle d’inhalation : la méthode, les huiles essentielles utilisées, les bienfaits et deux petites astuces pour les plus pressés.


Trois choses sont à garder en tête lorsque l’on utilise les huiles essentielles :

  1. Une huile qui fonctionne sur votre voisin ne va pas forcément vous convenir. Pourquoi ? Parce que les principes actifs qui ont une efficacité physique ne suffisent pas pour définir une huile essentielle qui a aussi un pouvoir énergétique (actions sur les chakras, les doshas, etc.).
  2. La dénomination des principes actifs (les chémotypes) est toutefois primordiale puisqu’elle nous donne les informations sur les effets secondaires et les contre-indications d’une huile essentielle.
  3. Les huiles essentielles n’agissent pas comme des médicaments : il faut les appliquer très régulièrement pour en percevoir les effets et elles doivent être utilisées pour agir sur la cause de la maladie plutôt que pour en réduire les effets.

#4 Les inhalations

Les inhalations consistent à aspirer par le nez des vapeurs qui désinfectent et décongestionnent. Elles sont donc particulièrement indiquées pour lutter contre les infections des voies respiratoires. Elles se font à l’aide d’un inhalateur ou tout simplement avec un bol et un linge recouvert sur la tête. Il vous suffit de remplir le récipient d’eau chaude non-bouillante (le volume n’a pas grande importance) et de verser 5 gouttes d’huiles essentielles.

Quelles huiles essentielles?

Afin d’être le plus efficace possible, choisissez plusieurs huiles essentielles de familles biochimiques différentes pour combiner leurs effets. Nous en privilégions trois :

  • Les Oxydes (Laurier noble (Laurus nobilis), Ravintsara (Cinnamomum camphora), Eucalyptus doux radié (Eucalpytus radiata), etc.) : elles sont expectorantes MAIS elles assèchent ;
  • Les Monoterpènes (les conifères tels que le Pin sylvestre (Pinus sylvestris)) : elles sont décongestionnantes et fluidifient ainsi le mucus ;
  • Les Monoterpénols (Thym doux linalol (Thymus vulgaris linalol), Tea Tree (Maleleuca alternifolia), etc.) : elles sont anti-infectieuses et vont donc éradiquer vos microbes.

Quelques contre-indications :

  • Les familles biochimiques ci-dessus sont généralement bien tolérées MAIS il faut toujours
    • se méfier ;
    • ne pas mettre trop de gouttes : 5 en tout, ça suffit largement ;
    • bien se renseigner : par exemple, les Eucalyptus ne sont pas indiqués pour les asthmatiques.
  • N’utilisez en aucun cas:
    • des huiles essentielles irritantes pour les voies respiratoires
    • des huiles essentielles contenant des Phénols ; notamment le Thym thymol (Thymus vulgaris thymol) à ne pas confondre avec le Thym doux linalol.
  • Les inhalations sont déconseillées aux femmes enceintes ou allaitantes.
  • Evitez le contact avec les yeux et protégez les contours du nez et de la bouche avec un baume (de l’huile d’abricot ou du beurre de karité par exemple), car ces zones sont déjà souvent irritées par le fait de se moucher.
  • En cas de grosses sinusites, nous avons constaté que les inhalations n'étaient pas idéales et occasionnaient des maux de tête, car les sinus ne sont pas suffisamment dégagés.

Les bienfaits

  • Les inhalations sont bien entendu bénéfiques grâce aux actions des différentes huiles essentielles, d’où l’intérêt de les combiner. Par contre, n’essayez pas de régler tous vos soucis à la fois, ce ne sera certainement pas efficace.
  • Faire une inhalation demande de prendre du temps (5 minutes, 3 fois par jour ceci dit) et surtout de respirer, de déstresser. Rien que cela favorise grandement la guérison.
  • Essayez de rester un moment au chaud après avoir fait une inhalation afin de préserver vos voies respiratoires qui ont été dilatées par la chaleur.

Pas le temps? On a des solutions!

Même si au final, 5 minutes trois fois par jour n’est pas excessif, il arrive que l’on soit pressé et que faire une inhalation soit impossible. Nous avons deux solutions pour palier à ce problème :

  • Versez vos gouttes sur un mouchoir que vous respirerez au fil de la journée ;
  • Imprégnez des cotons-tiges d’huiles essentielles que vous glisserez dans vos narines pour une inhalation mobile… ça fera également rire vos voisins et… le rire, c’est bon pour la santé 😉

Précautions d'usage

  • Les huiles essentielles doivent être utilisées avec précaution et être conseillé par un aromathérapeute est vivement recommandé.
  • Dans tous les cas (c’est-à-dire même sans contre-indication), elles sont déconseillées (à quelques exceptions près) aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 3 ans.
  • Afin d’éviter les irritations (pour les huiles essentielles concernées), appliquez-les sur la peau mélangées à une huile végétale et avalez-les avec du miel.

C'était notre quatrième conseil de la série et le premier de la saison.

 

Prenez soin de vous!