Entre Hambourg et Copenhague

Tomber en amour pour Copenhague
Tomber en amour pour Copenhague

Pour ceux qui ne le savent pas, j’avais passé les quatre premiers mois de 2016 à Montréal. Ce séjour à l’étranger n’était pas le seul puisque mon doctorat m’a permis d’étudier le reste de l’année à Hambourg. Contrairement à Montréal, j’avais fait le choix de ne pas écrire de posts hebdomadaires à ce propos mais mon expérience se terminant aujourd’hui et Yannick m’ayant rejoint pour ma dernière semaine, nous vous livrons un petit récit…


La fin

2016 n’est pas encore terminée, loin de là, mais pour nous, le 20 novembre marque la fin d’une année de (pseudo-)séparation. Le 4 janvier, je m’envolais pour quatre mois à Montréal et quelques temps plus tard Yannick partait explorer la Nouvelle-Zélande. Nous nous sommes retrouvés en mai pour une quarantaine de jours puis je bouclais une nouvelle valise, cette fois-ci direction Hambourg. Bizarrement, la proximité rendit la séparation plus difficile : même fuseau horaire, même rythme de vie et possibilité de revoir l’autre en moins de six heures.

 

Résultat : il passait le weekend en Allemagne et je rentrais à la maison pour une semaine au moins.

 

Ces derniers mois nous ont prouvé – s’il avait fallu que ce soit nécessaire – que nous étions mieux ensemble que séparés. Finis les appels entrecoupés sur Skype et les « bonjour » sur Whatsapp au réveil, à présent, ça y est, nous pouvons enfin nous atteler, « ensemble pour de vrai », à la réalisation de nos projets.

Stadtpark aux couleurs de l'automne
Stadtpark aux couleurs de l'automne

Visite de Hambourg

Vendredi 11 novembre, j’ai réceptionné à l’aéroport, équipée de bières (que nous ne boirons pas), trois énergumènes : dans la famille Gay, je demande le père et les deux jumeaux. Vous connaissez l’humour de Yannick ? et bien vous le multipliez par trois et l’étalez sur quatre jours ;-) Entre les débats sur la tombée ou non du froid et sur ce qui est authentique ou de l’ordre de la triquatelle, nous avons beaucoup (beeeeeaaaauuuucoup) marché, bravé le froid (c’est le cas de le dire), bien bu et relativement bien mangé (il fallait bien faire le plein de calories après en avoir tant dépensées). 

Bref panorama de ce que l’on a fait :

  • Nos invités ont passé leurs nuits à l’hôtel St. Annen dans le quartier de Saint-Pauli ce qui leur a évité de prendre les transports publics. Un bon point !
  • Sternschanze : quartiers de bars et de restaus… donc où l’on boit et l’on mange.
  • Planten un Blumen : grand espace vert où, quand il fait beau et chaud – donc pas au mois de novembre – il est vraiment agréable d’y flâner parmi les fleurs.
  • Le Rathaus et ses arcades : le bâtiment est beau, sa place sympa (on y préparait le marché de Noël) et ça pullule de magasins et de restaurants (bon à savoir : le dimanche soir, il n’est pas si simple de trouver une table pour manger…).
  • Le Saint-Michel : symbole de la ville.
  • La Reeperbahn : des sex shops, des théâtres érotico-pornographiques, des pubs enfumés (ô joie…), des belles de nuits et la fameuse Herbertstrasse, interdite aux mineurs ET aux femmes qui pourraient être choqués par les dames en vitrine…
  • Hamburger Dom : la fête foraine trimestrielle et la grande roue dont nous garderons un sacré souvenir (pour certains plus drôle que pour d’autres…).
  • Le marché de poissons (le dimanche, jusqu’à 9h30) où se rencontrent les lève-tôt et les couche-tard. Nos invités en en découvert tous les recoins en nous attendons (ça arrive à tout le monde les pannes de réveil… non ?).
  • La Speicherstadt et ses canaux, plus jolis à la tombée d’un jour ensoleillé que lors d’un matin grisonnant mais jolis quand même.
  • Le ferry de la ligne 62 qui mène à l’Ouest de la ville où l’on peut déguster du poisson fabuleux.
  • Le vieux tunnel passant sous l’Elbe, ouvert aux piétons et aux cyclistes. De l’autre côté, un joli panorama sur la ville accompagné d’un vin chaud.

Nos invités nous ont quittés le lundi après-midi. Le soir-même, Yannick et moi nous avons assisté au concert des Lumineers ; un groupe que nous aimions beaucoup et que nous adorons aujourd’hui : interactions avec le public, multitude d’instruments, voix incroyables, confettis, sourires et rires ; c’était magique.


Quelques jours à Copenhague

Mercredi nous avons embarqué dans un train direction Copenhague. Le trajet dure cinq heures et l’on pose le train sur un ferry pour rejoindre le Danemark ; rien que pour cela, nous voulions y aller et c’est sans aucun regret.

Nous avons passé nos deux nuits à l’hôtel Bethel, situé dans la rue de Nyhavn, celle des cartes postales de Copenhague. La météo a été relativement bonne ce qui nous a permis de nous balader dans les rues en toute tranquillité. 

Voici, comme pour Hambourg, ce que l’on a vu… et mangé (parce qu’on a biiiiieeeen mangé) :

  • Comme conseillé par le Routard, nous avons pris la température de la ville en nous promenant le long de la Rådhuspladsen et de la Strøget où nous avons visité les magasins Lego et Disney.
  • Après avoir réceptionné la clé de notre chambre d’hôtel, nous avons mangé au Green Sushi, un restaurant excellent avec une qualité de poisson et un service épatants.
  • Le lendemain matin, nous avons arpenté la fameuse Nyhavn armés de Gløkk (un vin chaud amélioré avec du rhum).
  • Nous avons salué la petite sirène et nous sommes baladés dans Lille Havfrue et les serres tropicales du jardin botanique avant de goûter, entre autres, à la spécialité locale, les smørrebrøds, dans les halles de Torvehallerne.
  • Avant que la nuit tombe, nous avons traversé Christiana, la « ville libre » de Copenhague.
  • Nous avons ensuite soupé dans un restaurant de Nyhavn, le Nyhavns Hereford House, qui nous a servi une entrecôte et un poisson à tomber !
  • Dernier matin, direction le Faraos Cigarer, un immense magasin de bande-dessinées et de jeux de société, afin de ramener quelques souvenirs.
  • Notre dernier arrêt a été la Bibliothèque Royale et son impressionnant design.

Bilan : nous sommes tombés en amour pour cette ville, pour sa circulation (des vélos partout), pour sa nourriture et pour son mode de vie (pour le peu que l’on a pu en voir) et l’avons quitté avec regrets (surtout quand on a vu notre train bondé) mais bien décidés à y revenir un jour et pourquoi pas pour plus que quelques jours…

Mais l’heure est au retour en Suisse avec des batteries bien rechargées

et beaucoup, beaucoup, de jolis projets.

Morgane