David, de coaché à coach

Un coach, un coaché, des rêves et une amitié.
Un coach, un coaché, des rêves et une amitié.

En 2012, David s'est fixé un objectif et pas des moindres: celui de changer de vie. Quatre ans plus tard, le voici arrivé aux portes de son rêve: celui de devenir Personal Trainer après avoir été coaché pour se débarrasser de... 110 kilos. Il nous raconte aujourd'hui son histoire.


Yannick: Salut David, raconte-moi ton histoire, tes changements durant ces quatre, cinq dernières années.

David: J’ai changé radicalement de vie. Je suis passé de rien à tout, de quelqu’un de très timide et réservé, ayant peu d’ambition et qui se cherchait dans la vie à quelqu’un qui sait ce qu’il veut et qui travaille dur pour y arriver. Ça m’a beaucoup apporté. J’ai perdu 110 kilos. C’est certainement le plus gros résultat que j’ai eu. Ça a été très difficile mais avec beaucoup de détermination et de bonnes habitudes, j’y suis arrivé.

 

Quels ont été les éléments déclencheurs de ces changements ?

Il y a eu beaucoup de facteurs :

  • La prise de conscience au niveau de la santé avec les risques du surpoids et de l’obésité : problèmes cardiovasculaires, diabète et autres maladies ; 
  • Les images, les vieilles photos de moi. J’ai pris conscience de l’image que je renvoyais aux gens et ça m’a fait terriblement mal ;
  • J’ai perdu mon père à 16 ans, suite à infarctus dû à un diabète de type II. Même s’il n’était pas obèse, il était en surpoids et ça a certainement joué dans son décès.

 

Et qu’est-ce que cela t’a apporté, au-delà de l’aspect physique ?

J’ai gagné beaucoup de confiance en moi. Je n’étais pas forcément renfermé mais je n’avais pas confiance en moi, j’avais de la peine à être moi-même. Je n’étais pas sûr de mes choix, je n’avais pas d’ambition, pas de but dans ma vie sauf celui de me faire accepter. Je ne pouvais pas m’affirmer parce que j’avais peur d’être mis de côté par les autres.

Mes changements m’ont aidé à prendre confiance en moi, à m’ouvrir et à m’épanouir. Je me suis découvert un mental et des qualités que je ne pensais pas avoir en moi. Ça m’a clairement fait grandir.

 

Tu m’as supporté en entrainement durant six mois intensifs (ça fait beaucoup plus longtemps que je le supporte) et tu me supportes encore aujourd’hui même si nos entrainements ne sont plus de la même intensité, pourquoi avoir fait appel à un coach ?

Pour avoir des résultats tout simplement. Je m’étais fixé un but pour perdre les derniers kilos et avoir un objectif concret sur une durée déterminée. Donc notion d’objectifs et de durée. Ce sont toujours les 20-30 derniers kilos qui sont difficiles à perdre, il fallait que je sorte de ma zone de confort et tout seul c’est plus compliqué : il n’y a personne qui te pousse, qui te motive, qui t’encourage, qui te saoule même parfois... ça je l’ai vraiment eu avec le coach.

 

Qu’est-ce que ça fait d’être coaché et de vouloir maintenant coacher, aider les gens ?

Vu l’expérience que j’ai eue avec toi, je trouvais que c’était vraiment intéressant de pouvoir participer au changement, de transformer une vie, d’apporter un plus, du mieux-être dans une vie. C’est ça le rôle d’un coach. Je trouve ça très important d’être là pour les gens, de les aider à atteindre leurs rêves et leurs objectifs. C’est pour cela que l’on paie un coach : pour donner la motivation qui peut nous manquer sur la durée, la donner à ceux qui ne se sentent pas capables. Je pense que j’ai beaucoup à apporter aux gens à ce niveau-là.

 

Au-delà du coaching, quelles sont les personnes ou les structures qui t’ont aidé à atteindre ces résultats ?

Le soutien de la famille c’est l’un des plus importants, voire le plus important. Ce sont eux qui te supportent au quotidien. C’est la fondation.

Le fitness Vitamine, ma deuxième famille. Tout ce que l’on a fait pour moi : on m’a conseillé, accepté, pris en charge et soutenu ; même les clients. Ça c’est fait au fur et à mesure : au début, ils pensaient que j’allais abandonner puis ils se sont joints à moi. Ils m’ont motivé et m’ont montré qu’ils me respectaient et ça, ça fait beaucoup.

Tous les amis et les proches, même ceux que tu croises de temps en temps. Rien que le fait qu’ils remarquent que tu fais des efforts, c’est déjà une grande aide en soi.

Ce sont toutes ces structures qui m’ont permis d’évoluer.

 

Je sais que tu as eu des moments difficiles durant cette incroyable perte de poids, qu’est ce qui t’a fait continuer, qui t’a permis de ne rien lâcher ?

Oui, il y a eu des baisses de motivation ou de forme mais je ne peux pas vraiment parler de « lâcher ».

Pendant six mois, je ne voyais aucun résultat sur la balance, à 2-3 kilos près. Je pensais que le sport suffisait, qu’il ne fallait pas faire forcément attention à l’alimentation. Mais ce n’est pas le cas. Au début, je perdais les kilos par dizaine. La stagnation a été une période assez difficile mais un palier à passer.

Le deuxième moment plus difficile a été lorsque j’ai eu fini ma transformation et que j’avais l’excédent de peau. J’ai eu jusqu’à cinq refus de la part des assurances pour prendre en charge mon abdominoplastie. J’ai dû les menacer pour obtenir gain de cause. Mais on trouve toujours la force et la motivation pour continuer à se battre.

Ce sont dans ces moments-là que tu sens que tu peux potentiellement lâcher si tu n’as pas quelqu'un derrière toi pour te pousser. D’où le rôle du coach qui est aussi là pour t’aider dans ces moments difficiles et qui te motive à ne pas lâcher.

 

Je sais qu’à un moment, tu as eu quelques difficultés à freiner tes entrainements cardiovasculaires, comment ça se fait ? Quels étaient les peurs dissimulées dans cette volonté de toujours vouloir faire plus ?

C’est au moment où je me préparais pour le semi-marathon (que j’ai terminé d’ailleurs !) et où je m’étais imaginé qu’il fallait que j’atteigne un certain poids et un certain niveau cardiovasculaire afin de le terminer. C’était surtout par rapport à cet objectif de semi-marathon.

Evidemment, les peurs dissimulées derrière tout ça restent celles de reprendre du poids. J’ai encore maintenant peur de ça. Je fais vraiment attention à ce que je mange mais sans pour autant en faire une psychose. Je sais combien c’est dur de perdre ces kilos en trop et je connais le regard des gens sur l’obésité parce que j’ai vécu et ressenti tout ça et ne veux pas le revivre.

 

Comment te sens-tu aujourd’hui, autant sur le plan physique et psychique ?

Ça n’a plus rien à voir. Avant, 5 minutes de tapis, 10 minutes de vélo ou même simplement monter des escaliers m’essoufflaient alors que maintenant, quand je vois tout ce que je peux faire… J’ai l’impression d’être un autre homme.

Sur le plan purement physique, je suis devenu bien, je suis devenu une machine : je peux enchainer, je peux soulever lourd, je peux courir, je peux faire tout ce que je m’interdisais et ne pouvais pas faire avant.

 

Quel est ton plus beau souvenir d’accomplissement au niveau de l’entrainement ?

Le plus beau souvenir pour moi reste la fin du semi-marathon. C’est là que j’ai réalisé mon travail : je suis passé de 2 minutes sur un tapis de course à 21 kilomètres en courant. Voir toute ta famille et tes proches à la ligne d’arrivée, c’est très gratifiant. C’est la cerise sur le gâteau.

Il y a aussi eu le moment où je suis passé de la marche à la course sur un tapis. Courir sans ne plus être essoufflé, c’était juste incroyable. Pouvoir faire des intervalles avec toi… Etre dans le dur mais sans en chier tout le temps. La première fois où j’ai pu suivre un cours collectif sans être trop essoufflé, etc.

Il y a aussi le fait de constater sa progression, de voir des muscles qui se dessinent alors qu’avant ce n’était que du gras.

Et aussi, les gens autour de toi qui voient tes efforts, qui te trouvent attirant physiquement, qui t’envient presque,… Ca fait du bien.

 

Quels sont tes objectifs pour la suite ?

Je suis en train de passer mes papiers d’instructeur fitness et ensuite je me dirigerai vers le Personal Training. Je pense avoir une belle histoire à raconter et que je peux aider quelques personnes à se sentir mieux ou du moins à se motiver. J’espère que mon histoire puisse servir à quelqu’un. Je veux prouver que l’on a tous des capacités en nous et qu’il suffit de gratter un pour les faire surgir. Rien n’est impossible si on se donne les moyens d’y arriver.

"Ce n’est que dans le dictionnaire que le mot Succès arrive avant le mot Travail."

 

Un dernier mot pour la fin ?

 

Je voudrais simplement remercier tous ceux qui ont été là pour moi:

  • Yannick, enfin toi;
  • Steph et le Fitness Vitamine;
  • Ma famille;
  • Les amis qui m'ont fait découvrir le monde du fitness;
  • Et tous ceux qui me soutiennent au quotidien.

 

 

 

Interview fait au Fitness Vitamine le 2 juin 2016