4 mois à Montréal #13

Mon bilan "sportif" de Montréal
Mon bilan "sportif" de Montréal

 

Grâce à mon sujet de thèse (les romans d’espionnage), j’ai la chance de partir 4 mois à Montréal, ville où la paralittérature et la culture populaire sont objets de considération. 

Et voilà, j’entame mon dernier mois à Montréal. Dans l’un de mes premiers billets, je vous parlais de mes objectifs pour ces quatre mois. Certains d’entre eux concernaient le sport. Il est donc temps de faire le point.


Tout d’abord, il faut savoir que le sport n’a pas toujours eu une grande importance dans ma vie. Loin de là ! Si mes profs de gym du collège me voyaient aujourd’hui à me taper des kilomètres de course, enchainer les cours collectifs ou m’éclater à faire des tractions en salle, ils se taperaient certainement la tête contre le mur. Non, au collège, j’incarnais le stéréotype parfait de la fille qui, en plus de ne pas être douée, ne faisait aucun effort pour essayer de progresser. J’ai commencé à vouloir me bouger au moment où je n’avais plus de sport obligatoire lors de mes études, c’est-à-dire à la fin du collège… en 2009. J’ai donc dû débourser pour me décrasser (mais je sais que je ne suis de loin pas la seule à adopter cette logique ;-)).

Je pense que le passage de « je fais une activité physique de temps en temps pour avoir bonne conscience » à « le sport est devenu une véritable composante de mon identité » a véritablement eu lieu lors de mon Master, soit en 2013. Ca fait pas si longtemps en fait…

 

Jusqu’à cette année 2016, ma pratique du fitness se limitait essentiellement aux cours LES MILLS. J’avais commencé avec du BODY JAM (à 15 ans… soit il y a fort longtemps ^^’), puis vinrent le BODY COMBAT et le BODY PUMP à ma majorité je dirais. J’ai découvert et pratiqué les autres concepts ces dernières années seulement. J’aurais pu trouver à Montréal des salles proposant ces cours mais j’ai décidé de sortir de ma zone de confort et de me confronter à d’autres types d’entrainement pour me tester et me focaliser sur la musculation. J’appréhende un peu (beaucoup) la reprise du cardio à mon retour d’ailleurs. Bref, après tout ce blabla sur ma vie de nouvelle “sportive“, voici un petit descriptif de mes séances de sport hebdomadaires.

Lundi: Crossfit (CEPSUM)

Il s’agit d’un cours collectif de 10 personnes donné par une étudiante en kinésiologie et inspiré du concept très populaire du même nom. Au premier cours, nous avons passé une série de quatre tests (bras, épaules, jambes et gainage) que nous repasserons au dernier cours afin de voir l’évolution. Les WOD (WorkOut of the Day) durent 60 minutes, sont variés et peuvent se focaliser sur le cardio, la force, le renforcement ou encore l’agilité. Mon principal challenger est moi-même puisque arrivés à la mi-session, nous avons repris tous les WOD, le but étant de battre nos premiers temps.

Mardi: TRX Bootcamp (CEPSUM)

Ce cours me rappelle toujours mes entrainements du weekend avec Yannick, ce qui n’est pas toujours facile. Nous sommes 16 élèves (ce qui est trop selon moi, car la coach peut difficilement tous nous corriger). Le cours dure aussi 60 minutes et s’organise autour de 2 circuits de 4 postes (deux au TRX et deux autres au poids de corps) que l’on répète 3 fois. Entre les deux circuits, pas de pause mais un mini « couple workout » de pompes, de gainage ou de triceps ou un « tabata challenge » (8 fois vingt secondes d’un exercice).

Mercredi: travail en salle

Merci mon amoureux coach sportif qui m’a fait un programme sur mesure en salle. C’est probablement la séance où je souffre le plus. Je ne pensais pas un jour aimer faire de la « vraie » musculation et pourtant… Bon il y a des jours où il y a tellement de monde qu’il faut presque faire la file pour accéder à une machine et ça… j’aime pas (la patience ne fait pas vraiment partie de mes qualités). Mais c’est vrai que la liberté (pas d’horaire à respecter) qu’offre la salle est séduisante. J’ai encore de la peine à travailler véritablement le cardio, mes postures doivent être perfectionnées et je cherche encore mes charges selon les exercices mais c’est un nouveau challenge et ça, c’est cool.

Jeudi et Samedi: Pole

Mon coup de cœur. Je vous en ai déjà parlé ici. Je « stagne » au niveau 1 mais je progresse de cours en cours. Il a fallu m’habituer à avoir la tête qui tourne et aux positions inversées qui me faisaient perdre mes repères donc m’effrayaient, donc me faisaient transpirer, donc me faisaient glisser, donc m’effrayaient (et hop, on embarque dans un joli cercle vicieux). C’est plus ou moins fait aujourd’hui. Je m’habitue aussi gentiment (mais c’est long) aux sensations de brulures. Par contre, ma peau est de plus en plus marquée par les bleus (ce qui a inquiété ma coach de TRX ^^’) mais ce n’est pas douloureux. Pas moyen que j’abandonne ce sport en Suisse et à Hambourg !

Vendredi: Power Yoga (CEPSUM)

90 minutes de pur plaisir qui closent ma semaine de travail. La prof est géniale, drôle et apaisante. Le yoga me détend tout en travaillant mes muscles en profondeur. Il me permet aussi d’écouter mon corps, de connaitre mes limites et de les dépasser en douceur. C’est aussi une pratique que j’aimerais insérer dans ma routine sportive à mon retour ainsi que celle de l’assouplissement (tous les jours vingt minutes dans l’espoir de plaquer les grands écarts).

Dimanche: TRX en extérieur

Une petite séance matinale de 30 minutes (toujours concoctée par Yannick) dans un parc proche de chez moi. Quelque chose de simple mais qui me permet de bien commencer mon dimanche et de terminer ma semaine avec un bon bol d’air frais. S’ensuit souvent une séance de longs étirements qui sont vraiment les bienvenus.

Bilan

J’ai probablement eu les yeux plus gros que… les muscles. J’ai eu quelques soucis d’inflammation au niveau des coudes et poignets (la pole) ainsi qu’aux adducteurs (une barre trop lourde aux squats) mais les cours collectifs du CEPSUM touchent à leurs fins, je calmerai j’essaierai donc de calmer le jeu afin d’être au taquet à mon retour.

C’est le seul point négatif (et encore c’est relatif) que je peux trouver. Le reste n’est que du positif. J’ai réalisé que j’avais déjà bien développé ma force et qu’il n’était jamais trop tard pour se remettre à la souplesse. J’ai aussi compris l’importance de varier ses entrainements si l’on souhaite progresser, car notre corps s’habitue à tout sauf aux changements (sérieusement ?). Je continue mon travail sur moi et sur l’acceptation de mon corps. J’apprends aussi à l’écouter même s’il doit encore souvent hausser le ton pour arrêter ma tête. C’est un travail long, certainement incessant mais ô combien passionnant.

Take a rest ;-)
Take a rest ;-)

Bonne semaine à vous tous =)

Morgane