4 mois à Montréal #12

Match de la LIM au cabaret du Lion d'Or. Ambiance rétro et grosse partie de rigolade.
Match de la LIM au cabaret du Lion d'Or. Ambiance rétro et grosse partie de rigolade.

 

Grâce à mon sujet de thèse (les romans d’espionnage), j’ai la chance de partir 4 mois à Montréal, ville où la paralittérature et la culture populaire sont objets de considération. 

Montréal, ville du rire. Une légende qui s’est confirmée à plusieurs reprises depuis mon arrivée. Une soirée dans un Comedy Club est programmée pour le mois d’avril mais aujourd’hui ce sont sur les matchs d’impro que je veux revenir. 


Un match d'impro... késako?

Deux équipes de six joueurs, un arbitre, une scène et… beaucoup d’imagination et de réactivité. Voici les ingrédients essentiels pour faire rire des spectateurs qui seront aussi les juges de la soirée.

Lors d’un match « classique », l’arbitre donne un thème (par exemple : « une scène du passé mais contenant un objet d’aujourd’hui ») et les équipes ont quelques minutes pour convaincre le public. Deux types de confrontation existent : les comparées (chaque équipe joue l’une après l’autre) et les mixtes (les équipes doivent collaborer pour ne former qu’une seule troupe).

Deux évènements, deux concepts originaux

J’ai assisté à des matchs d’impro à deux reprises jusqu’à présent et chacun a dérogé aux règles classiques.

La première fois, c’était à un dimanche de la LIM au Lion d’Or. Leur slogan annonçait déjà l’originalité de la ligue puisque « depuis 1991, [ils font] tout pour que l’impro ne soit plus comme en 1991 ». Ainsi, chaque équipe avait reçu cinq thèmes à l’avance sur les dix de la soirée. L’objectif était de déterminer si les sketchs étaient plus drôles lorsqu’ils étaient préparés ou improvisés. Il ne s'agissait donc que de match "comparés". Personnellement, j’ai eu l’impression que les préparés étaient parfois trop subtils, trop réfléchis, donc moins drôles.

Ma deuxième expérience avec l’impro a eu lieu un dimanche après-midi lors de la « Confrontation des étoiles » de la LNI au Club Soda. Il s’agissait uniquement d’épreuves individuelles où le public devait déterminer qui était le meilleur rimeur, le meilleur bruiteur, celui qui respectait le mieux les temps impartis, le plus créatif, le plus émouvant, etc.

 

Ce fut deux grands moments de rire (jusqu’aux larmes souvent). Même si certaines références m’échappaient, je n’ai pas été bloquée par le fameux « accent québécois ». J’espère avoir encore l’occasion d’assister à des matchs avant mon retour et, pourquoi pas, à des plus traditionnels, histoire de gouter à la recette originale.

N'oubliez pas: le rire, c'est bon pour la santé ;-)

La vidéo date de 2008 mais ça vous donnera une idée de ce qu'il se passe à la LNI.

Morgane