4 mois à Montréal #5

Mon bilan après un mois de pole dance et le niveau basic achevé.
Mon bilan après un mois de pole dance et le niveau basic achevé.

Grâce à mon sujet de thèse (les romans d’espionnage), j’ai la chance de partir 4 mois à Montréal, ville où la paralittérature et la culture populaire sont objets de considération. 

Je vous l’avais annoncé dans mon tout premier billet : venir à Montréal est l’occasion pour moi de me frotter à la pole dance (ou danse poteau (je m’en lasserai jamais)). Je vous livre aujourd’hui mon expérience, après un un mois de pratique et, surtout, un premier niveau d’atteint !


A bas les à priori

A vrai dire, je n’avais pas d’à priori concernant la pole avant de débarquer à Montréal puisque je l’avais déjà testée une après-midi en Valais. Mais je ne cesse de réaliser combien cette pratique est encore mal connue du public lorsque j’en parle autour de moi.

« Ha, tu fais de la pole dance… mais t’es danseuse ? tu te déshabilles ? tu paies pour faire ça ? »

Bon, c’est vrai que généralement, il suffit d’expliquer concrètement comment se déroule un cours et montrer les bleus qui nous couvrent le corps pour que les gens changent d’opinion. Et au final, ils sont nombreux à être ensuite motivés à tenter l’expérience. 

Avec la pole, c'est TOUT votre corps qui doit apprendre à dompter le poteau...
Avec la pole, c'est TOUT votre corps qui doit apprendre à dompter le poteau...

D’ailleurs, il suffit de fréquenter un cours d’introduction à la pole pour constater que c’est un sport en pleine expansion qui attire énormément de personnes (principalement féminines et c’est bien dommage). Certains ne viennent qu’une fois juste pour essayer et d’autres deviennent vite accros. Je vous laisse deviner dans quelle catégorie il faut me classer.

 

Enfin bref, j’ai choisi le Milan Pole Dance Studio de Montréal pour faire plus ample connaissance avec le poteau. Les filles sont vraiment super accueillantes et savent vous mettre à l’aise très rapidement. Même s’il est recommandé d’avoir un maximum de peau mise à nu (pour mieux griper (accrocher) la barre), vous pouvez très bien suivre le cours en short et t-shirt. Les cours du studio fonctionnent par niveau :

Basic > Pole 1 > Pole 2 > Pole 3.

Pour passer à la classe supérieure, il faut réussir à effectuer un certain nombre de figures. Des cours de flexibilité, de renforcement et de yoga sont également proposés et ouverts à tout le monde. Bref, il y a de quoi faire.

 

Le premier cours suffit pour prouver que la pole est

de un, un sport

et de deux, un sport complet.

Il combine force (du haut, du centre et du bas du corps), souplesse et grâce. Les deux premiers ne me posent – pour l’instant – pas trop de difficultés mais le troisième est un véritable challenge. Je n’ose même pas parler du côté « sexy » de la pole parce que là je perds toute crédibilité (^^’).

Accepter son corps

Néanmoins, je crois que l’intérêt principal de la pole réside dans son rapport avec le corps. Même si ce n’est pas le cours le plus efficace pour se raffermir ou perdre du poids, il permet au pratiquant de prendre conscience de son corps et, si ce n’est de l’aimer, au moins de l’accepter. Contrairement aux idées reçues (encore une fois), la pole n’est pas réservée aux filles bien gaulées et sures d’elles, bien au contraire. Le studio accueille des filles (et quelques hommes) de toutes les morphologies et de toutes les personnalités. Personne ne juge son voisin, car tout le monde est bien assez occupé à progresser de son côté. Et ceux qui arrivent à effectuer la figure n’hésitent pas à conseiller les autres. En entrant dans le studio le premier soir, je ne pensais pas gagner en confiance en moi… et pourtant, je poste aujourd’hui une vidéo où l’on peut me voir peu vêtue tournicotant autour d’une barre. ;-)

 

Affaire à suivre!

Cliquez sur l'image pour visionner la vidéo de mes premiers mini-succès ;-)
Cliquez sur l'image pour visionner la vidéo de mes premiers mini-succès ;-)

Morgane