4 mois à Montréal #1

Flâneries un jour de pluie à Carrefour Laval, un immense centre commercial.
Flâneries un jour de pluie à Carrefour Laval, un immense centre commercial.

Grâce à mon sujet de thèse (les romans d’espionnage), j’ai la chance de partir 4 mois à Montréal, ville où la paralittérature et la culture populaire sont objets de considération. Voilà une semaine (depuis le lundi 4 janvier) que j’ai posé le pied sur le sol québécois et voici déjà le temps des premières impressions.


Montréal, c’est froid. Oui, mais d’une fois que tu es équipé, c’est plus que correct. Bon il faut dire qu’ici aussi, l’hiver peine à s’imposer. La température n’est pas vraiment descendue en dessous des -10°, le temps est donc plutôt tolérant avec moi pour l’instant. Il n’empêche que, dès le lendemain de mon arrivée, j’ai couru acheter de vraies bottes ainsi qu’une paire de pantoufles pour parer à l’absence de chauffage au sol dans mon appartement. J’ai aussi renoué avec les chaussettes montantes jusqu’aux genoux et je soutiens à 100% l’association « cache-nez », écharpe et bonnet. Mais sinon, je vous jure que c’est tout à fait supportable.

 

Montréal, c’est chaleureux. Les températures sont basses mais l’accueil des québécois compense amplement le froid. Ici, on te tutoie quelle que soit la situation : première rencontre, au magasin et même à l’université. C’est un peu bizarre au début mais on s’y habitue très vite et que ça fait du bien ! Et puis, l’accent québécois et ses expressions finissent par séduire même les plus récalcitrants…    

 

Montréal, c’est grand. Ici, trente minutes de trajet doivent correspondre à moins de dix minutes en Suisse, c’est-à-dire que c’est considéré comme étant la porte d’à côté. Les trente minutes quotidiennes de marche préconisées pour être en bonne santé sont ainsi très facilement atteintes même pour moi qui fait un travail on-ne-peut-plus sédentaire. Et puis, bien sûr, on peut toujours utiliser les bus et les métros en cas de fatigue ou de doigts gelés.

Les infrastructures sont immenses. J’en veux pour preuve l’université de Montréal et son centre sportif, le CEPSUM (ma deuxième maison sans doute). Dans un seul et même bâtiment, tu peux nager, escalader, courir, te muscler en salle, faire des cours collectifs (de la danse au cross fit en passant par le yoga), jouer au tennis, au squash, ou au ping pong, adhérer à une équipe de sport collectif (soccer, cheerleader, hockey, etc.), etc. Bref, tu peux y passer ta vie sans te lasser.

 

Montréal, ça peut être la poutine mais c’est aussi sain et sportif. Honte à moi, je n’ai pas encore dégusté la fameuse poutine et me suis plutôt lancée dans la recherche de produits sains et bios (il y a des habitudes qu’il ne faut pas perdre) et ma quête a été des plus simples vu que j’ai au moins deux enseignes bios à côté de mon appartement. De plus, elles ont même des rayons de produits en vrac (oléagineux et café : oui, oui, tu peux arriver avec ton sac et le remplir de grains de café !).

Et concernant le sport, là aussi il y a de quoi faire : le CEPSUM bien entendu, mais aussi les sports d’hiver à Mont-Royal (juste à côté de chez moi) tels que le patin, le ski de fond et les raquettes, et, pour ma part, la pole dance, appelée ici « danse poteau » (merci le Québéc !). En quittant la Suisse, je me suis dit que quitte à partir, autant me frotter à de nouveaux challenges et la pole en faisait partie. Après deux cours, je peux déjà remercier le Fitness Vitamine (et mes propres efforts aussi, faut pas l’oublier), car la musculature acquise ces derniers mois a été plus que bénéfique. Reste à m’habituer à la brulure causée par la barre… entre les cuisses. ;-)

Mon petit chez moi, en colocation avec trois Québécois.
Mon petit chez moi, en colocation avec trois Québécois.
Nos pancakes mais avec des myrtilles et du sirop d'érable .
Nos pancakes mais avec des myrtilles et du sirop d'érable .

Morgane